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11/12/2012

Vous reprendrez bien un peu d'eau de rose ?

INDEX-Love-Statue.jpgLe vote n’est pas fini, mais vous êtes déjà très nombreux à avoir répondu à notre sondage sur les romans sentimentaux. Les romans sentimentaux ? Oui, vous savez, ces histoires d’amour ultra romantiques que certains qualifient de « à l’eau de rose » en se pinçant le nez…


 

D’ailleurs nous même avons reculé devant cette expression en rédigeant le sondage : « non, on ne peut pas écrire ça, c’est trop péjoratif, on va induire une réponse négative… ». Alors nous avons opté pour une prudente neutralité avec une expression assez technique qui ne rend guère justice à cette littérature d’un genre indémodable. A ce jour, selon notre sondage, vous êtes 44 % à ne jamais lire de « romances » (encore un anglicisme, sorry !) et 20% à en lire une de temps en temps et 36% régulièrement. Quand même, plus d’une personne sur deux au total aime ce genre ! Je vous avoue que ce sondage  m’amène à réviser quelque préjugés. Et c’est cette expression « à l’eau de rose » qui m’a mis la puce à l’oreille. Enfin, c’est une façon de parler car, comme vous le savez, l’eau de rose est une décoction formidable qui ne favorise en aucun cas l’apparition de puces dans les oreilles…

1281.jpgD’où vient donc que cette lotion aux vertus multiples ait donné son nom à un genre littéraire ? La rose est évidemment la fleur de l’amour… Chez les Grecs, elle est l’attribut d'Aphrodite, déesse de l'amour (puis de vénus chez les Romains). La première nuit d'amour entre Cléopâtre et Marc Antoine se serait déroulée sur un lit de pétales de roses de quarante-cinq centimètres d’épaisseur (après un bon bain de lait d'ânesse et de roses, évidemment !). Au Moyen Âge, le célèbre « Roman de la Rose » lui donne ses lettres de noblesses et la métaphore est dès lors bien installée… y compris avec des expressions galantes comme « cueillir la rose » d’une femme pour évoquer la perte de sa virginité (ce qui laisse songeur sur les vers de Ronsard : « vivez si m’en croyez, n’attendez à demain / cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie »). Et, aujourd’hui, la question n’est pas de savoir si l’on offre des roses à sa dulcinée mais plutôt combien ! De 1 à 101, le code amoureux varie de l’aveu des sentiments à la passion la plus frénétique.

L’eau de rose apparaît assez vite dans l’antiquité : une merveille qui adoucit la peau et parfume aussi bien le corps que les plats. Ne dit-on pas « être frais comme une rose » ou « avoir un teint de rose » ? Une eau de beauté propice à l’amour, en quelque sorte. Et purificatrice en plus : en 1187, lorsque Saladin reprend Jérusalem aux Croisés, il fait purifier la mosquée d’Omar par de l’eau de rose amenée par une caravane de 500 chameaux !

Cette eau quasi magique a traversé les siècles sans perdre de son pouvoir de séduction… c’est donc qu’elle doit bien avoir de réels pouvoirs ! Ne serait-ce que celui de nous faire sentir bien et bon. Et voilà précisément son principal point commun avec le roman sentimental : c’est une lecture agréable, facile, fraîche et gorgée d’amour. Une douceur. Une charmante fable dont les lecteurs (surtout des lectrices) ne sont pas dupes. L’eau de rose s’évapore vite, mais la réminiscence en est si délicieuse.

2)+Orgueil+&+Préjugés,+Jane+Austen.jpggaskell.jpgbonheur.jpgla-bicyclette-bleue.jpgharlequin.jpget-si-cétait-vrai.jpg

Délicieuse mais un peu fade… et nunuche.  C’est en tout cas, l’image que l’on a en général de la littérature sentimentale. Pourtant une belle histoire d’amour, pleine d’obstacles et de péripéties mais qui finit bien peut aussi faire un grand roman : « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen, « Nord et Sud » d’Elisabeth Gaskell ou « Au Bonheur des Dames » d’Emile Zola, en sont la preuve. On me rétorquera que ces auteurs sont de grands maîtres et que leur récit n’est pas réductible à la seule trame sentimentale… C’est vrai, mais ils ont cependant un point commun avec un roman de Marc Levy, de Régine Deforges ou des éditions Harlequin : le rêve amoureux est le même. Le rêve d’un amour puissant, triomphant et réparateur. Oui, le style varie et certain romans qualifiés autrefois « de gare » se lisent et s’oublient très vite, tandis que d’autres laissent l’empreinte forte de leur talent, mais notre goût pour les contes de fée peut se nourrir aux uns comme aux autres ! Alors, quitte à me faire envoyer sur les roses, je revendique personnellement mon penchant pour les histoires à l’eau de rose… que je consomme bien sûr avec modération.

D’où ma conclusion : parfois, peu importe le flacon d’eau de rose, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Et vous, trouvez-vous ce romantisme trop stéréotypé et sirupeux ou vous laissez-vous transporter?



Commentaires (1)

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Commentaires (1)

Vous avez découvert le pot aux roses!!!! Beaucoup de personnes adorent les romans à
l'eau de rose mais peu se l'avouent ,encore n"osent l'avouer à autrui
Pour ma part j'aime pleurer sur ces histoires et j'y crois encore malgeé mes 64 ans

PS: je ne sais pas ce qu"est un ou une URL
Amicalement pour ce premier contact
Nadine

de Bernardy Nadine, le 07/01/2013

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